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Rien n’est noir

de Claire BEREST

Éditions Stock, août 2019
Prix : 19.50 €

COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 17 novembre 2019

"Rien n’est noir" est un roman biographique sur la peintre mexicaine Frida Kahlo et sur son amour passionné et enragé pour le peintre muraliste Diego Rivera. C'est avec délice et jubilation que l'on plonge dans le destin hors norme de ce petit bout de femme exceptionnelle. Claire Berest expose les passions, l’art et les souffrances de la jeune peintre. L'âme torturée et fracassée physiquement, Frida se mue au fil des pages en magicienne des couleurs et prêtresse d’une féminité affranchie. C'est tragique, violent, exaltant et débordant de sensualité.

Frida a 18 ans et la vie devant elle. Curieuse de tout, pleine de fougue, désireuse d’embrasser la vie, elle est fauchée en plein vol par un bus. Et le tableau des blessures est très noir : colonne vertébrale brisée en trois endroits, fractures multiples. Beaucoup se seraient découragés, laissés sombrer mais la jeune Frida n’est pas de cette trempe-là : cet accident l’oblige à changer ses projets. Pour supporter les longs mois où elle doit rester alitée suite aux multiples interventions chirurgicales, elle demande à son père de lui apporter de la peinture et des toiles vierges. La peinture sera la voie de sa voix, le fouet qui l’aidera à dompter son mal. Les couleurs seront la palette de ses émotions, les thèmes choisis les cris de ses silences. Un matin, elle se poste devant Diego Rivera, un monstre sacré du milieu de l’art au Mexique, connu pour ses fresques murales gigantesques. Cette frêle jeune femme le défie du regard, elle qui sait tout de lui tandis qu’il ignore tout de cette métisse de 20 ans sa cadette. Tous deux sont électrisés.

Derniers Coups de Coeur

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Vivre vite

de Brigitte GIRAUD

PRIX GONCOURT 2022

RENCONTRE EVENEMENT AVEC BRIGITTE GIRAUD
Mardi 10 janvier 2023


Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont au seuil d’un nouveau départ.

Lui a 41 ans et la musique pour raison d’être. Elle 36 ans et l’écriture comme point d’équilibre.

Parents d’un petit garçon, le jeune ­couple, un brin bohème, vient d’acquérir une maison à la lisière de la ville. Un cocon protecteur où ils s'imaginent déjà poser leurs valises, se projetant insouciants le reste de leur vie… Mais ils n’en auront pas le temps.

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte GIRAUD tente de comprendre et de dénouer ce qui a conduit à l’accident de moto et ce qui a coûté la vie à son mari, Claude, un jour d'été en 1999.

Vingt ans après, l'auteure sonde les questions restées longtemps sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ?

Elle revient sur les journées qui ont précédé le point d'arrêt d'une existence familiale joyeuse. Des journées comme emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

Brigitte GIRAUD touche par son écriture, teintée de nostalgie douce. Elle interroge avec grâce, en distance temporelle, les rouages d un événement conduisant au tragique d une vie.

Vivre vite ou comprendre l'incompréhensible.

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 03 novembre 2022
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Tenir sa langue

de Polina PANASSENKO

Lisez bien le prénom de l’autrice sur la couverture de ce premier roman.
Attardez-vous sur les voyelles de début et de fin, faites-leur cet honneur.

À son arrivée à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l'URSS, Polina devient Pauline.

Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour batailler, justifier et tenter de récupérer son prénom de naissance.
L’administration française est butée, retorse mais Polina, devenue grande, lui tient tête.

D'un côté, la Russie de l'enfance, inoubliable, celle de la datcha, de l'appartement communautaire où les générations se mélangent.
De l'autre, la France, les apprentissages sociaux et culturels, l’aventure quotidienne des mots appris et des mots retenus.

Le cloche pied verbal permanent, la jonglerie imposée entre les mots de la ­famille et des grands-parents russes que l’on revoit aux vacances et les mots des camarades, des professeurs et des voisins.

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

Il faut donc savoir ouvrir l’œil aussi.

Fidèle à son identité, à sa mémoire et à ses origines, la primo-romancière Polina PANASSENKO propose un témoignage de vie, construit autour de deux langues et de deux pays.

Elle révèle une voix intime, juste et digne avec un récit drôle, tendre et frondeur.


COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 09 octobre 2022
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