les cocottes rousses Menu
Retour aux coups de coeur
les cocottes rousses
visuel slider

Didier, la 5ème roue du tracteur

de Pascal Rabaté et François Ravard

Éditions Futuropolis, août 2018
Prix : 17.00 €

COUP DE COEUR • BD adulte - Roman graphique • Par Sophie • 14 novembre 2018

Didier est une bande dessinée qui fait plaisir et qui porte à sourire, elle propose, dans la droite lignée d’autres titres de Pascal Rabaté tel que « Les petits ruisseaux », une virée comique et tendre dans le quotidien d’un agriculteur quarantenaire rêveur et de ceux qui l’entourent et qui influent sur sa recherche de la femme idéale sans jamais basculer dans la niaiserie. Le tout est soutenu par un travail graphique de François Ravard tout en douceur aux couleurs pastel et aux personnages allant de la bonhomie touchante à la douce malice. Évitant les poncifs sur la vie sentimentale des agriculteurs, cette bd préfère aborder la vie sentimentale et sexuelle de tout un
chacun au travers de cette petite exploitation bretonne qui donne vraiment envie de se mettre au vert pour rencontrer des personnages si attachants. Pépite de bonne humeur !

Didier, agriculteur breton dans la fleur de l'âge et éternel rêveur, tient une petite exploitation en compagnie de sa sœur Soazig. Cherchant à tout prix le seul et véritable grand amour, il décide, sur conseil de son médecin et de sa soeur, de s’inscrire sur un site de rencontre. Alors qu’il doit acheter une moissonneuse à la vente aux enchères de matériel, il revient sans matériel mais avec son copain Régis, copain de beuverie et fermier en faillite. Un vent nouveau souffle alors sur la ferme, fait de séduction 3.0, de désir naissant entre Régis et Soazig et d’une bonne dose d’humour et de burlesque.

Derniers Coups de Coeur

visuel slider

Vivre vite

de Brigitte GIRAUD

PRIX GONCOURT 2022

RENCONTRE EVENEMENT AVEC BRIGITTE GIRAUD
Mardi 10 janvier 2023


Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont au seuil d’un nouveau départ.

Lui a 41 ans et la musique pour raison d’être. Elle 36 ans et l’écriture comme point d’équilibre.

Parents d’un petit garçon, le jeune ­couple, un brin bohème, vient d’acquérir une maison à la lisière de la ville. Un cocon protecteur où ils s'imaginent déjà poser leurs valises, se projetant insouciants le reste de leur vie… Mais ils n’en auront pas le temps.

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte GIRAUD tente de comprendre et de dénouer ce qui a conduit à l’accident de moto et ce qui a coûté la vie à son mari, Claude, un jour d'été en 1999.

Vingt ans après, l'auteure sonde les questions restées longtemps sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ?

Elle revient sur les journées qui ont précédé le point d'arrêt d'une existence familiale joyeuse. Des journées comme emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

Brigitte GIRAUD touche par son écriture, teintée de nostalgie douce. Elle interroge avec grâce, en distance temporelle, les rouages d un événement conduisant au tragique d une vie.

Vivre vite ou comprendre l'incompréhensible.

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 03 novembre 2022
En savoir plus
visuel slider

Tenir sa langue

de Polina PANASSENKO

Lisez bien le prénom de l’autrice sur la couverture de ce premier roman.
Attardez-vous sur les voyelles de début et de fin, faites-leur cet honneur.

À son arrivée à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l'URSS, Polina devient Pauline.

Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour batailler, justifier et tenter de récupérer son prénom de naissance.
L’administration française est butée, retorse mais Polina, devenue grande, lui tient tête.

D'un côté, la Russie de l'enfance, inoubliable, celle de la datcha, de l'appartement communautaire où les générations se mélangent.
De l'autre, la France, les apprentissages sociaux et culturels, l’aventure quotidienne des mots appris et des mots retenus.

Le cloche pied verbal permanent, la jonglerie imposée entre les mots de la ­famille et des grands-parents russes que l’on revoit aux vacances et les mots des camarades, des professeurs et des voisins.

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

Il faut donc savoir ouvrir l’œil aussi.

Fidèle à son identité, à sa mémoire et à ses origines, la primo-romancière Polina PANASSENKO propose un témoignage de vie, construit autour de deux langues et de deux pays.

Elle révèle une voix intime, juste et digne avec un récit drôle, tendre et frondeur.


COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 09 octobre 2022
En savoir plus
Tous droits réservés Les Cocottes Rousses 2018 - Création graphique : www.atelierchose.com | Coralie_F - Développement web : JCG - Mentions légales