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Le chemisier

de Bastien Vivès

Éditions Casterman, septembre 2018
Prix : 20.00 €

COUP DE COEUR • BD adulte - Roman graphique • Par Sophie • 14 novembre 2018

Touchant un sujet peu représenté dans le roman graphique à savoir les désirs, et surtout les désirs féminins, « Le Chemisier » trace la route d’une jeune femme perdue à la recherche de soi même en prenant le parti de faire d’un simple objet le catalyseur de toute une remise en question et d’un grand bouleversement dans la vie du personnage principal. Découpé presque à la manière d’une course poursuite où tout s’enchaîne de manière effrénée avec un important crescendo dans ce que vit cette jeune femme Bastien Vivès nous emmène avec son style habituel très épuré dans une œuvre mettant en scène une sexualité débridée et assumée flirtant très souvent avec l’excès et le danger sans jamais tomber dans la moralisation ou le jugement. Un récit à ne pas mettre entre toutes les mains mais dont l’histoire nous emporte très vite et nous laisse seul face à notre interprétation d’une œuvre graphique brute et sans concession à la thématique bien plus profonde qu’il n’y paraîtrait au premier abord.

Étudiante en lettres, Séverine est une jeune femme banale jonglant entre son couple qui ne la satisfait pas pleinement, la faculté, et son job de babysitter. Au cours d’un de ses babysitting, un incident va l’obliger à porter pour la première fois un chemisier en soie prêté par son employeur afin qu’elle puisse rentrer chez elle. Via ce simple vêtement un nouveau monde s’offre alors à elle au moment où elle prend conscience de l’impact qu’elle peut avoir sur les hommes et décide de devenir maîtresse de ses désirs et de sa sexualité. Débute alors un long chemin à la recherche de soi mais aussi de ses limites.

Derniers Coups de Coeur

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Vivre vite

de Brigitte GIRAUD

PRIX GONCOURT 2022

RENCONTRE EVENEMENT AVEC BRIGITTE GIRAUD
Mardi 10 janvier 2023


Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont au seuil d’un nouveau départ.

Lui a 41 ans et la musique pour raison d’être. Elle 36 ans et l’écriture comme point d’équilibre.

Parents d’un petit garçon, le jeune ­couple, un brin bohème, vient d’acquérir une maison à la lisière de la ville. Un cocon protecteur où ils s'imaginent déjà poser leurs valises, se projetant insouciants le reste de leur vie… Mais ils n’en auront pas le temps.

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte GIRAUD tente de comprendre et de dénouer ce qui a conduit à l’accident de moto et ce qui a coûté la vie à son mari, Claude, un jour d'été en 1999.

Vingt ans après, l'auteure sonde les questions restées longtemps sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ?

Elle revient sur les journées qui ont précédé le point d'arrêt d'une existence familiale joyeuse. Des journées comme emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

Brigitte GIRAUD touche par son écriture, teintée de nostalgie douce. Elle interroge avec grâce, en distance temporelle, les rouages d un événement conduisant au tragique d une vie.

Vivre vite ou comprendre l'incompréhensible.

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 03 novembre 2022
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Tenir sa langue

de Polina PANASSENKO

Lisez bien le prénom de l’autrice sur la couverture de ce premier roman.
Attardez-vous sur les voyelles de début et de fin, faites-leur cet honneur.

À son arrivée à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l'URSS, Polina devient Pauline.

Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour batailler, justifier et tenter de récupérer son prénom de naissance.
L’administration française est butée, retorse mais Polina, devenue grande, lui tient tête.

D'un côté, la Russie de l'enfance, inoubliable, celle de la datcha, de l'appartement communautaire où les générations se mélangent.
De l'autre, la France, les apprentissages sociaux et culturels, l’aventure quotidienne des mots appris et des mots retenus.

Le cloche pied verbal permanent, la jonglerie imposée entre les mots de la ­famille et des grands-parents russes que l’on revoit aux vacances et les mots des camarades, des professeurs et des voisins.

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

Il faut donc savoir ouvrir l’œil aussi.

Fidèle à son identité, à sa mémoire et à ses origines, la primo-romancière Polina PANASSENKO propose un témoignage de vie, construit autour de deux langues et de deux pays.

Elle révèle une voix intime, juste et digne avec un récit drôle, tendre et frondeur.


COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 09 octobre 2022
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