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Zita

de Olivier HERCEND

Éditions Albin Michel, janvier 2021
Prix : 18.90 €

COUP DE COEUR • Roman historique • Par Sophie • 20 février 2021

Nous sommes dans les années 20, au fin fond de l'Italie. La toute jeune Zita est fille des aubergistes du village. Elle sert en tant que bonne chez Monsieur Leone, le notaire respecté du village. Ce dernier est revenu mutilé de la Première Guerre mondiale et fût autrefois un grand passionné de courses automobiles.

Grâce au vieux Leone, Zita découvre une passion insoupçonnée : piloter des voitures de courses. Zita ne parle jamais. Zita écoute. Zita apprend. Zita excelle. Alors que la compétition automobile devient pour l'Italie fachiste un symbole national de puissance, Zita s'impose dans ce milieu aussi masculin que méprisant pour les faibles et les étrangers.

"Zita" est un premier roman singulier, très original, à la lecture exaltante et trépidante. Olivier HERCEND explore le cheminement intime et solitaire d'une femme dans une époque sombre de l'histoire. Son écriture transpire l'expérience de l'exaltation de la course : on s'accroche au livre dans les virages !

On ne peut être qu'ému et bouleversé par l'histoire de "Zita", simple petite bonne en Italie qui, en 1922, est devenue une incroyable pilote et inégalable championne.

Italie, été 1922. Une curieuse alliance se noue. D'un côté, monsieur Leone, passionné de compétition automobile, rentré infirme de la guerre. De l'autre, Zita, sa bonne, une fille de la campagne fascinée par la conduite. Leone se met en tête d'en faire une pilote et la propulse sur les routes de Lombardie pour concourir à des prix.

De course en course, elle est accompagnée par un mécanicien qui dessert son immense talent. Complexé face à Zita, une femme qui pilote alors que lui ne fait que les réparations, il ressent un sentiment d'infériorité insoutenable. Peu à peu, emporté dans la spirale des rêves fascistes, il devient insolant de grandeur et de dirigisme avec elle.


De course en course, contre les fantasmes de puissance que fait naître la machine et le spectre du fascisme triomphant, Zita affirme son don à la face d'un monde tristement bridé et déploie une autre façon d'être, dans l'osmose et l'abandon avec son bolide.

Derniers Coups de Coeur

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Vivre vite

de Brigitte GIRAUD

PRIX GONCOURT 2022

RENCONTRE EVENEMENT AVEC BRIGITTE GIRAUD
Mardi 10 janvier 2023


Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont au seuil d’un nouveau départ.

Lui a 41 ans et la musique pour raison d’être. Elle 36 ans et l’écriture comme point d’équilibre.

Parents d’un petit garçon, le jeune ­couple, un brin bohème, vient d’acquérir une maison à la lisière de la ville. Un cocon protecteur où ils s'imaginent déjà poser leurs valises, se projetant insouciants le reste de leur vie… Mais ils n’en auront pas le temps.

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte GIRAUD tente de comprendre et de dénouer ce qui a conduit à l’accident de moto et ce qui a coûté la vie à son mari, Claude, un jour d'été en 1999.

Vingt ans après, l'auteure sonde les questions restées longtemps sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ?

Elle revient sur les journées qui ont précédé le point d'arrêt d'une existence familiale joyeuse. Des journées comme emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

Brigitte GIRAUD touche par son écriture, teintée de nostalgie douce. Elle interroge avec grâce, en distance temporelle, les rouages d un événement conduisant au tragique d une vie.

Vivre vite ou comprendre l'incompréhensible.

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 03 novembre 2022
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Tenir sa langue

de Polina PANASSENKO

Lisez bien le prénom de l’autrice sur la couverture de ce premier roman.
Attardez-vous sur les voyelles de début et de fin, faites-leur cet honneur.

À son arrivée à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l'URSS, Polina devient Pauline.

Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour batailler, justifier et tenter de récupérer son prénom de naissance.
L’administration française est butée, retorse mais Polina, devenue grande, lui tient tête.

D'un côté, la Russie de l'enfance, inoubliable, celle de la datcha, de l'appartement communautaire où les générations se mélangent.
De l'autre, la France, les apprentissages sociaux et culturels, l’aventure quotidienne des mots appris et des mots retenus.

Le cloche pied verbal permanent, la jonglerie imposée entre les mots de la ­famille et des grands-parents russes que l’on revoit aux vacances et les mots des camarades, des professeurs et des voisins.

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

Il faut donc savoir ouvrir l’œil aussi.

Fidèle à son identité, à sa mémoire et à ses origines, la primo-romancière Polina PANASSENKO propose un témoignage de vie, construit autour de deux langues et de deux pays.

Elle révèle une voix intime, juste et digne avec un récit drôle, tendre et frondeur.


COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 09 octobre 2022
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