les cocottes rousses Menu
Retour aux coups de coeur
les cocottes rousses
visuel slider

On ne touche pas

de Ketty ROUF

Éditions Albin Michel, Août 2020
Prix : 18.90 €

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 07 janvier 2021

Dans "On ne touche pas" la primo-romancière Ketty ROUF offre une réflexion intéressante sur l’image de soi et le rapport à l’autre. Professeure de l’Éducation nationale, cette jeune auteure a librement puisé dans sa propre expérience pour écrire ce roman qui a obtenu le Prix du premier roman 2020.

"On ne touche pas" est le portait d’une jeune femme, Joséphine, qui renoue avec sa féminité tout en s’affranchissant du carcan de la beauté. Joséphine est prof de philosophie dans un lycée parisien le jour et strip-teaseuse la nuit. Elle fuit la grisaille de son quotidien d'enseignante en devenant effeuilleuse dans un cabaret des Champs-Élysées.

On suit l’évolution de Joséphine, ses réflexions sur l’égalité des sexes, sur le rapport à l’argent, sur le rôle de la culture, sur l’avenir de l’éducation et sur la notion du libre choix de tout un chacun. Il est également question d'une certaine forme de dualité pour les femmes qui peinent parfois à faire cohabiter leur vie intellectuelle et leur vie sensuelle.

Ketty ROUF fait voler en éclats les préjugés sur le sexe et la société. Elle propose avec brio un récit intimiste, livré avec sobriété, franchise et humour.


Joséphine est prof de philo dans un lycée de Drancy. Elle mène sa vie entre Xanax, Tupperware en salle des profs, et injonctions de l’Éducation nationale qui lui ôtent le sentiment d’exister.

Sauf que...Chaque nuit, Joséphine devient Rose Lee. Elle s’effeuille dans un club de striptease aux Champs-Élysées. Elle se réapproprie sa vie, se réconcilie avec son corps et se met à adorer le désir des hommes et le pouvoir qu’elle en retire.

Sa vie se conjugue dès lors entre glamour et grisaille, toute-puissance du corps désiré et misère du corps enseignant.

Mais de jouer avec le feu, Rose Lee pourrait bien finir par se brûler les ailes.

Derniers Coups de Coeur

visuel slider

Vivre vite

de Brigitte GIRAUD

PRIX GONCOURT 2022

RENCONTRE EVENEMENT AVEC BRIGITTE GIRAUD
Mardi 10 janvier 2023


Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont au seuil d’un nouveau départ.

Lui a 41 ans et la musique pour raison d’être. Elle 36 ans et l’écriture comme point d’équilibre.

Parents d’un petit garçon, le jeune ­couple, un brin bohème, vient d’acquérir une maison à la lisière de la ville. Un cocon protecteur où ils s'imaginent déjà poser leurs valises, se projetant insouciants le reste de leur vie… Mais ils n’en auront pas le temps.

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte GIRAUD tente de comprendre et de dénouer ce qui a conduit à l’accident de moto et ce qui a coûté la vie à son mari, Claude, un jour d'été en 1999.

Vingt ans après, l'auteure sonde les questions restées longtemps sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ?

Elle revient sur les journées qui ont précédé le point d'arrêt d'une existence familiale joyeuse. Des journées comme emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

Brigitte GIRAUD touche par son écriture, teintée de nostalgie douce. Elle interroge avec grâce, en distance temporelle, les rouages d un événement conduisant au tragique d une vie.

Vivre vite ou comprendre l'incompréhensible.

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 03 novembre 2022
En savoir plus
visuel slider

Tenir sa langue

de Polina PANASSENKO

Lisez bien le prénom de l’autrice sur la couverture de ce premier roman.
Attardez-vous sur les voyelles de début et de fin, faites-leur cet honneur.

À son arrivée à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l'URSS, Polina devient Pauline.

Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour batailler, justifier et tenter de récupérer son prénom de naissance.
L’administration française est butée, retorse mais Polina, devenue grande, lui tient tête.

D'un côté, la Russie de l'enfance, inoubliable, celle de la datcha, de l'appartement communautaire où les générations se mélangent.
De l'autre, la France, les apprentissages sociaux et culturels, l’aventure quotidienne des mots appris et des mots retenus.

Le cloche pied verbal permanent, la jonglerie imposée entre les mots de la ­famille et des grands-parents russes que l’on revoit aux vacances et les mots des camarades, des professeurs et des voisins.

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

Il faut donc savoir ouvrir l’œil aussi.

Fidèle à son identité, à sa mémoire et à ses origines, la primo-romancière Polina PANASSENKO propose un témoignage de vie, construit autour de deux langues et de deux pays.

Elle révèle une voix intime, juste et digne avec un récit drôle, tendre et frondeur.


COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 09 octobre 2022
En savoir plus
Tous droits réservés Les Cocottes Rousses 2018 - Création graphique : www.atelierchose.com | Coralie_F - Développement web : JCG - Mentions légales