les cocottes rousses Menu
Retour aux coups de coeur
les cocottes rousses
visuel slider

Nuits d’été à Brooklyn

de Colombe SCHNECK

Éditions Stock, février 2020
Prix : 20.00 €

COUP DE COEUR • Roman amour et amitié • Par Sophie • 19 avril 2020

Dans son nouveau roman, sur fond d’histoire d’amour fulgurante, l'auteure Colombe Schneck revient sur trois jours d’émeutes à caractère racial dans le New-York des années 90. Elle éclaire judicieusement les multiples facettes de l’événement. Par-delà une enquête journalistique parfaitement maîtrisée, elle explique le repli identitaire de deux communautés qui cohabitent dans un même quartier, l'une noire, l'autre juive, ainsi que les revers de l’inégalité sociale, de l'antisémitisme et du racisme ségrégationniste de l’Amérique contemporaine. Et si le mot de pogrom la ramène à son histoire familiale, les aventures d’Esther, double transparent de l’auteure, racontent aussi comment, à défaut d'être une grande journaliste, elle est devenue une vraie romancière.

Nous sommes en 1991. La ville qui ne dort jamais, celle où tout est possible. Esther y croit lorsqu’elle part, à 24 ans, y effectuer un prestigieux stage pour le journal « Le Monde ». Elle se voit déjà grande journaliste. En France, sa grand-mère Mina rêverait aussi qu’elle trouve un mari, riche peut-être, juif bien sûr. Esther tombera plutôt amoureuse d’un écrivain noir, beau, cultivé, mais surtout très marié. Une petite Parisienne à la conquête de l’Amérique : tout est réuni donc pour une comédie romantique. Mais « Nuits d’été à Brooklyn » organise la rencontre d'une trajectoire intime rêvée, celle d'Esther, et de l’expérience du réel. Car 1991, c’est aussi l’année des émeutes de Crown Heights. Dans ce coin de Brooklyn, la mort d’un enfant noir, tué par un juif dans un accident de voiture, déclenche en plein cœur de l’été une vague de violences antisémites. Lancée en reportage sur ce sujet brûlant, Esther subit son bizutage en touchant du doigt, pour la première fois, la poudrière de la pauvreté, l’incurie de la police et le racisme de tous les côtés. Noirs contre juifs : son histoire d’amour devient une caisse de résonance...

Derniers Coups de Coeur

visuel slider

Vivre vite

de Brigitte GIRAUD

PRIX GONCOURT 2022

RENCONTRE EVENEMENT AVEC BRIGITTE GIRAUD
Mardi 10 janvier 2023


Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont au seuil d’un nouveau départ.

Lui a 41 ans et la musique pour raison d’être. Elle 36 ans et l’écriture comme point d’équilibre.

Parents d’un petit garçon, le jeune ­couple, un brin bohème, vient d’acquérir une maison à la lisière de la ville. Un cocon protecteur où ils s'imaginent déjà poser leurs valises, se projetant insouciants le reste de leur vie… Mais ils n’en auront pas le temps.

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte GIRAUD tente de comprendre et de dénouer ce qui a conduit à l’accident de moto et ce qui a coûté la vie à son mari, Claude, un jour d'été en 1999.

Vingt ans après, l'auteure sonde les questions restées longtemps sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ?

Elle revient sur les journées qui ont précédé le point d'arrêt d'une existence familiale joyeuse. Des journées comme emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

Brigitte GIRAUD touche par son écriture, teintée de nostalgie douce. Elle interroge avec grâce, en distance temporelle, les rouages d un événement conduisant au tragique d une vie.

Vivre vite ou comprendre l'incompréhensible.

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 03 novembre 2022
En savoir plus
visuel slider

Tenir sa langue

de Polina PANASSENKO

Lisez bien le prénom de l’autrice sur la couverture de ce premier roman.
Attardez-vous sur les voyelles de début et de fin, faites-leur cet honneur.

À son arrivée à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l'URSS, Polina devient Pauline.

Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour batailler, justifier et tenter de récupérer son prénom de naissance.
L’administration française est butée, retorse mais Polina, devenue grande, lui tient tête.

D'un côté, la Russie de l'enfance, inoubliable, celle de la datcha, de l'appartement communautaire où les générations se mélangent.
De l'autre, la France, les apprentissages sociaux et culturels, l’aventure quotidienne des mots appris et des mots retenus.

Le cloche pied verbal permanent, la jonglerie imposée entre les mots de la ­famille et des grands-parents russes que l’on revoit aux vacances et les mots des camarades, des professeurs et des voisins.

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

Il faut donc savoir ouvrir l’œil aussi.

Fidèle à son identité, à sa mémoire et à ses origines, la primo-romancière Polina PANASSENKO propose un témoignage de vie, construit autour de deux langues et de deux pays.

Elle révèle une voix intime, juste et digne avec un récit drôle, tendre et frondeur.


COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 09 octobre 2022
En savoir plus
Tous droits réservés Les Cocottes Rousses 2018 - Création graphique : www.atelierchose.com | Coralie_F - Développement web : JCG - Mentions légales