les cocottes rousses Menu
Retour aux coups de coeur
les cocottes rousses
visuel slider

Moi, j’ai peur du loup

de Emilie VAST

Éditions MeMo, septembre 2018
Prix : 13.00 €

COUP DE COEUR • Album jeunesse • Par Sophie • 22 novembre 2020

Cet album n’est pas un "énième" livre autour du Loup, non, c’est bien plus que cela !

Aux commandes de cet ouvrage, Emilie Vast, une des auteures et illustratrices jeunesse les plus talentueuses de ces 15 dernières années.
On apprécie son travail graphique fait de contours précis et d'absence volontaire de profondeur et de perspective. Les personnages sont facilement identifiables par les petits lecteurs et les décors débordent de détails acidulés. 

Vous l’aurez compris, l'illustration est très réussie et, cerise sur le gâteau, le fond est à la hauteur de la forme ! Page après page, un adorable petit lapin nous explique pourquoi il a peur du loup, une peur si grande qu’elle l'empêche de vivre et de dormir sereinement.

On découvre que l'imagination du lapereau a fabriqué un monstre très éloigné du véritable loup. La chute est drôle et bien tournée.

A partir de 3 ans

"Deux lapins discutent dans la nuit.
« Je peux te dire un secret ? Moi, j’ai peur du Loup.
– Ah oui ! Pourquoi ?
– Parce qu’il a de grandes dents !
– Mais non, c’est le… morse qui a de grandes dents !"

Au fil des pages, l’un des lapins égrène les qualités qui font du loup un animal effrayant, tandis que l’autre attribue ces qualités à un animal différent. Le loup devient alors un hybride très étrange, bien loin du loup réel, bien plus élégant et moins effrayant ! Alors, qui a peur du loup ?

Derniers Coups de Coeur

visuel slider

Vivre vite

de Brigitte GIRAUD

PRIX GONCOURT 2022

RENCONTRE EVENEMENT AVEC BRIGITTE GIRAUD
Mardi 10 janvier 2023


Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont au seuil d’un nouveau départ.

Lui a 41 ans et la musique pour raison d’être. Elle 36 ans et l’écriture comme point d’équilibre.

Parents d’un petit garçon, le jeune ­couple, un brin bohème, vient d’acquérir une maison à la lisière de la ville. Un cocon protecteur où ils s'imaginent déjà poser leurs valises, se projetant insouciants le reste de leur vie… Mais ils n’en auront pas le temps.

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte GIRAUD tente de comprendre et de dénouer ce qui a conduit à l’accident de moto et ce qui a coûté la vie à son mari, Claude, un jour d'été en 1999.

Vingt ans après, l'auteure sonde les questions restées longtemps sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ?

Elle revient sur les journées qui ont précédé le point d'arrêt d'une existence familiale joyeuse. Des journées comme emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

Brigitte GIRAUD touche par son écriture, teintée de nostalgie douce. Elle interroge avec grâce, en distance temporelle, les rouages d un événement conduisant au tragique d une vie.

Vivre vite ou comprendre l'incompréhensible.

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 03 novembre 2022
En savoir plus
visuel slider

Tenir sa langue

de Polina PANASSENKO

Lisez bien le prénom de l’autrice sur la couverture de ce premier roman.
Attardez-vous sur les voyelles de début et de fin, faites-leur cet honneur.

À son arrivée à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l'URSS, Polina devient Pauline.

Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour batailler, justifier et tenter de récupérer son prénom de naissance.
L’administration française est butée, retorse mais Polina, devenue grande, lui tient tête.

D'un côté, la Russie de l'enfance, inoubliable, celle de la datcha, de l'appartement communautaire où les générations se mélangent.
De l'autre, la France, les apprentissages sociaux et culturels, l’aventure quotidienne des mots appris et des mots retenus.

Le cloche pied verbal permanent, la jonglerie imposée entre les mots de la ­famille et des grands-parents russes que l’on revoit aux vacances et les mots des camarades, des professeurs et des voisins.

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

Il faut donc savoir ouvrir l’œil aussi.

Fidèle à son identité, à sa mémoire et à ses origines, la primo-romancière Polina PANASSENKO propose un témoignage de vie, construit autour de deux langues et de deux pays.

Elle révèle une voix intime, juste et digne avec un récit drôle, tendre et frondeur.


COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 09 octobre 2022
En savoir plus
Tous droits réservés Les Cocottes Rousses 2018 - Création graphique : www.atelierchose.com | Coralie_F - Développement web : JCG - Mentions légales