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La lectrice disparue

de Sigridur Hagalin Björnsdottir

Éditions Gaïa, novembre 2020
Prix : 22.50 €

COUP DE COEUR • Roman enquête - thriller • Par Sophie • 16 novembre 2020

COUP DE COEUR DE SOPHIE

Sigridur Hagalin Björnsdottir est une brillante journaliste au service informations de la télévision publique islandaise.

Dans ce deuxième roman, elle questionne subtilement l'influence des livres et de l'écrit sur le développement humain. Elle offre un roman surprenant qui interroge nos pratiques et nos usages des réseaux par le prisme de relations intimes et des connexions familiales.

Naviguant entre l'Islande des années 90 et le New York d'aujourd'hui, on glisse dans une enquête subtile aux allures de thriller.

Roman audacieux, imaginatif et profond.

Edda, une jeune blogueuse islandaise, s’enfuit un beau matin sans laisser d’explication, abandonnant son bébé de trois jours.

Quand la police découvre qu’elle s’est rendue à New York, son frère Einar accepte de partir à sa recherche. Habitué à pister des disparus dans les immensités islandaises, ce pêcheur et sauveteur chevronné a passé son enfance à courir après sa sœur, toujours cachée -dans les placards, sous le lit- et invariablement plongée dans un livre.

Mais il ne s’agit plus de jouer. Einar évolue cette fois-ci dans un environnement étranger, une mégapole, et sa dyslexie ne facilite pas les choses. S’il ne dispose d’aucun indice, quelque chose le pousse à penser que la disparition d’Edda est liée à sa vieille obsession de la lecture et que la clé pourrait se trouver dans un livre.

Mais lequel ? Lui qui a toujours été dépendant de sa sœur pour se faire lire des histoires ne sait par où commencer.

Derniers Coups de Coeur

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Vivre vite

de Brigitte GIRAUD

PRIX GONCOURT 2022

RENCONTRE EVENEMENT AVEC BRIGITTE GIRAUD
Mardi 10 janvier 2023


Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont au seuil d’un nouveau départ.

Lui a 41 ans et la musique pour raison d’être. Elle 36 ans et l’écriture comme point d’équilibre.

Parents d’un petit garçon, le jeune ­couple, un brin bohème, vient d’acquérir une maison à la lisière de la ville. Un cocon protecteur où ils s'imaginent déjà poser leurs valises, se projetant insouciants le reste de leur vie… Mais ils n’en auront pas le temps.

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte GIRAUD tente de comprendre et de dénouer ce qui a conduit à l’accident de moto et ce qui a coûté la vie à son mari, Claude, un jour d'été en 1999.

Vingt ans après, l'auteure sonde les questions restées longtemps sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ?

Elle revient sur les journées qui ont précédé le point d'arrêt d'une existence familiale joyeuse. Des journées comme emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

Brigitte GIRAUD touche par son écriture, teintée de nostalgie douce. Elle interroge avec grâce, en distance temporelle, les rouages d un événement conduisant au tragique d une vie.

Vivre vite ou comprendre l'incompréhensible.

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 03 novembre 2022
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Tenir sa langue

de Polina PANASSENKO

Lisez bien le prénom de l’autrice sur la couverture de ce premier roman.
Attardez-vous sur les voyelles de début et de fin, faites-leur cet honneur.

À son arrivée à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l'URSS, Polina devient Pauline.

Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour batailler, justifier et tenter de récupérer son prénom de naissance.
L’administration française est butée, retorse mais Polina, devenue grande, lui tient tête.

D'un côté, la Russie de l'enfance, inoubliable, celle de la datcha, de l'appartement communautaire où les générations se mélangent.
De l'autre, la France, les apprentissages sociaux et culturels, l’aventure quotidienne des mots appris et des mots retenus.

Le cloche pied verbal permanent, la jonglerie imposée entre les mots de la ­famille et des grands-parents russes que l’on revoit aux vacances et les mots des camarades, des professeurs et des voisins.

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

Il faut donc savoir ouvrir l’œil aussi.

Fidèle à son identité, à sa mémoire et à ses origines, la primo-romancière Polina PANASSENKO propose un témoignage de vie, construit autour de deux langues et de deux pays.

Elle révèle une voix intime, juste et digne avec un récit drôle, tendre et frondeur.


COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 09 octobre 2022
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