les cocottes rousses Menu
Retour aux coups de coeur
les cocottes rousses
visuel slider

La laveuse de mort

de Sara OMAR (auteur), Macha DATHI (traduction du danois)

Éditions Actes sud, Octobre 2020
Prix : 22.80 €

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 22 novembre 2020

ENORME COUP DE COEUR DE SOPHIE

Kurdistan, 1986. Lorsque la frêle Frmesk vient au monde, elle n'est pas la bienvenue aux yeux de son père. Ce n'est qu'une fille. Son crâne chauve de nourrisson porte une petite tache de cheveux blancs. Est-ce un signe d'Allah ? Est-elle bénie ou maudite ? La mère de Frmesk craint pour la vie de sa fille.

Quand son mari menace de l'enterrer vivante, elle ne voit d'autre solution que de la confier à ses propres parents. Heureusement, les grands-parents maternels de Frmesk sont prêts à la recueillir et à l’élever avec amour. Mais pourront-ils la préserver des menaces psychologiques et physiques qui pèsent de tous côtés dans ce Kurdistan ravagé par la guerre, le génocide et la haine ?

Ce premier roman est le récit sans voile de l'oppression de femmes musulmanes. Un texte courageux, dur et violent, qui est inspiré de faits réels et de la vie de l'auteure. Il est exceptionnellement fort et traite de la vulnérabilité et du danger que constitue encore aujourd'hui le simple fait de naître femme.

BOULEVERSANT & MAGISTRAL. A LIRE DE TOUTE URGENCE !

Sara Omar est née au Kurdistan en 1986. Elle vit au Danemark depuis 2001 où elle est réfugiée. "La Laveuse de mort" est son premier roman, et le premier d’une série centrée autour du personnage de Frmesk. Il lui a valu le Prix des Droits de l'Homme, mais aussi des menaces de mort toujours persistantes. En 2017, année de sa publication au Danemark, elle a été élue “Femme de l’année” par le magazine Elle.

Frmesk pousse son premier cri au Kurdistan. Elle a eu le malheur de naître fille. Sa mère va tout faire pour protéger son enfant d’un père violent qui menace de la tuer précisément parce que ce n’est pas un garçon. Heureusement, les grands-parents maternels de Frmesk sont prêts à la recueillir et à l’élever avec amour.

Gawhar, la grand-mère maternelle de Frmesk, est laveuse de mort. Elle s'occupe du corps des femmes que personne ne réclame, ne veut toucher ni enterrer : pour la plupart des femmes assassinées dans le déshonneur et la honte. Son grand-père est un colonel à la retraite qui, contrairement à sa femme, ne lit pas uniquement le Coran mais possède une riche bibliothèque. Mais ce foyer bienveillant parviendra t'il vraiment à protéger la petite Frmesk ? Ses grands-parents pourront-ils la préserver des menaces psychologiques et physiques qui pèsent de tous côtés dans ce Kurdistan ravagé par la guerre, le génocide et la haine ?

Derniers Coups de Coeur

visuel slider

Vivre vite

de Brigitte GIRAUD

PRIX GONCOURT 2022

RENCONTRE EVENEMENT AVEC BRIGITTE GIRAUD
Mardi 10 janvier 2023


Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont au seuil d’un nouveau départ.

Lui a 41 ans et la musique pour raison d’être. Elle 36 ans et l’écriture comme point d’équilibre.

Parents d’un petit garçon, le jeune ­couple, un brin bohème, vient d’acquérir une maison à la lisière de la ville. Un cocon protecteur où ils s'imaginent déjà poser leurs valises, se projetant insouciants le reste de leur vie… Mais ils n’en auront pas le temps.

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte GIRAUD tente de comprendre et de dénouer ce qui a conduit à l’accident de moto et ce qui a coûté la vie à son mari, Claude, un jour d'été en 1999.

Vingt ans après, l'auteure sonde les questions restées longtemps sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ?

Elle revient sur les journées qui ont précédé le point d'arrêt d'une existence familiale joyeuse. Des journées comme emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

Brigitte GIRAUD touche par son écriture, teintée de nostalgie douce. Elle interroge avec grâce, en distance temporelle, les rouages d un événement conduisant au tragique d une vie.

Vivre vite ou comprendre l'incompréhensible.

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 03 novembre 2022
En savoir plus
visuel slider

Tenir sa langue

de Polina PANASSENKO

Lisez bien le prénom de l’autrice sur la couverture de ce premier roman.
Attardez-vous sur les voyelles de début et de fin, faites-leur cet honneur.

À son arrivée à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l'URSS, Polina devient Pauline.

Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour batailler, justifier et tenter de récupérer son prénom de naissance.
L’administration française est butée, retorse mais Polina, devenue grande, lui tient tête.

D'un côté, la Russie de l'enfance, inoubliable, celle de la datcha, de l'appartement communautaire où les générations se mélangent.
De l'autre, la France, les apprentissages sociaux et culturels, l’aventure quotidienne des mots appris et des mots retenus.

Le cloche pied verbal permanent, la jonglerie imposée entre les mots de la ­famille et des grands-parents russes que l’on revoit aux vacances et les mots des camarades, des professeurs et des voisins.

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

Il faut donc savoir ouvrir l’œil aussi.

Fidèle à son identité, à sa mémoire et à ses origines, la primo-romancière Polina PANASSENKO propose un témoignage de vie, construit autour de deux langues et de deux pays.

Elle révèle une voix intime, juste et digne avec un récit drôle, tendre et frondeur.


COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 09 octobre 2022
En savoir plus
Tous droits réservés Les Cocottes Rousses 2018 - Création graphique : www.atelierchose.com | Coralie_F - Développement web : JCG - Mentions légales