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La vérité sur la lumière

de Audur Ava OLAFSDOTTIR

Éditions Zulma, octobre 21
Prix : 19.50 €

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 06 décembre 2021

Dýja est « mère de la lumière », elle est sage-femme, comme le fut sa tante, sa grand-mère et son arrière grand-mère.

Ses parents dirigent une entreprise de pompes funèbres et sa sœur est météorologue : dans sa famille, naître, vivre et mourir, cela au milieu de quelques tempêtes est événement aussi beau que fragile ou éphémère.

Ce nouveau roman de l'auteure islandaise Audur Ava OLAFSDOTTIR est suggestif, porté par des élans de pensées vagabondes sur l'existence, ses beautés, ses périples, ses tempêtes et ses accalmies multiples.

Tout est subtil et délicieux, même le banal et l'ordinaire sous la plume d Audur Ava OLAFSDOTTIR.

Elle entremêle humour, poésie et philosophie de vie avec brio. Elle suggère que "chaque vie qui s’allume est un univers. Et que chaque vie qui s’éteint est une galaxie".

Une lecture comme un moment de grâce.

Alors qu’un ouragan menace les terres islandaises, Dýja, sage-femme, aide à mettre au monde son 1922ème bébé.

Elle apprivoise l’appartement hérité de sa grand-tante, avec ses meubles vintage, ses ampoules qui clignotent et un carton rempli de manuscrits.

Sa tante Fífa, sage-femme, comme tant d'autres femmes de la famille sur plusieurs générations, a poursuivi l’œuvre de l’arrière-grand-mère, insérant les récits de femmes qui parcouraient la lande dans le blizzard pour aider à mettre au monde et à révéler des vies.

Dýja découvre dans les écrits de sa tante des réflexions aussi fantasques que visionnaires sur la lumière, le temps, la naissance et la vie...

Derniers Coups de Coeur

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Vivre vite

de Brigitte GIRAUD

PRIX GONCOURT 2022

RENCONTRE EVENEMENT AVEC BRIGITTE GIRAUD
Mardi 10 janvier 2023


Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont au seuil d’un nouveau départ.

Lui a 41 ans et la musique pour raison d’être. Elle 36 ans et l’écriture comme point d’équilibre.

Parents d’un petit garçon, le jeune ­couple, un brin bohème, vient d’acquérir une maison à la lisière de la ville. Un cocon protecteur où ils s'imaginent déjà poser leurs valises, se projetant insouciants le reste de leur vie… Mais ils n’en auront pas le temps.

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte GIRAUD tente de comprendre et de dénouer ce qui a conduit à l’accident de moto et ce qui a coûté la vie à son mari, Claude, un jour d'été en 1999.

Vingt ans après, l'auteure sonde les questions restées longtemps sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ?

Elle revient sur les journées qui ont précédé le point d'arrêt d'une existence familiale joyeuse. Des journées comme emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

Brigitte GIRAUD touche par son écriture, teintée de nostalgie douce. Elle interroge avec grâce, en distance temporelle, les rouages d un événement conduisant au tragique d une vie.

Vivre vite ou comprendre l'incompréhensible.

COUP DE COEUR • Roman famille et société • Par Sophie • 03 novembre 2022
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Tenir sa langue

de Polina PANASSENKO

Lisez bien le prénom de l’autrice sur la couverture de ce premier roman.
Attardez-vous sur les voyelles de début et de fin, faites-leur cet honneur.

À son arrivée à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l'URSS, Polina devient Pauline.

Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour batailler, justifier et tenter de récupérer son prénom de naissance.
L’administration française est butée, retorse mais Polina, devenue grande, lui tient tête.

D'un côté, la Russie de l'enfance, inoubliable, celle de la datcha, de l'appartement communautaire où les générations se mélangent.
De l'autre, la France, les apprentissages sociaux et culturels, l’aventure quotidienne des mots appris et des mots retenus.

Le cloche pied verbal permanent, la jonglerie imposée entre les mots de la ­famille et des grands-parents russes que l’on revoit aux vacances et les mots des camarades, des professeurs et des voisins.

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

Il faut donc savoir ouvrir l’œil aussi.

Fidèle à son identité, à sa mémoire et à ses origines, la primo-romancière Polina PANASSENKO propose un témoignage de vie, construit autour de deux langues et de deux pays.

Elle révèle une voix intime, juste et digne avec un récit drôle, tendre et frondeur.


COUP DE COEUR • Roman biographique • Par Sophie • 09 octobre 2022
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